About Kaltrina

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URBAN DICTIONARY: Banyatak

Nous connaissons tous le fameux cabas à roulettes: objet de dédain pour les uns, accessoire ultra pratique pour les autres. Majoritairement utilisé par les personnes âgées qui font leurs commissions, il a aussi récemment gagné la faveur des bobos éco-responsables.

Les Hongrois ont baptisé ce genre de cabas «Banyatank», littéralement «char de sorcière». Ils y voient un véhicule militaire piloté par des grands-mères insoumises, véritable engin de guerre dont la fonction semble être de bloquer le passage entre les étals du marché, voire de télescoper votre cheville. 😉

Mais ce n’est pas tout! Le vénérable caddie de mamie est aussi appelé «Deszantszatyor». La première partie du mot (deszant) vient du français «descente» et fait référence à une incursion de troupes en territoire ennemi. La deuxième partie (szatyor) désigne un sac très léger, généralement en plastique. Cette expression met ainsi l’accent sur le côté rentre-dedans de celles et ceux qui, en mission vitale au supermarché, n’hésitent certainement pas à vous rouler sur le petit orteil. Gare donc aux impudents qui oseraient se dresser sur la route de leur char(iot)!

By |2020-06-08T11:11:13+02:00juin 8th, 2020|Urban Dictionary|0 Comments

FAVORITE PLACES: Bartók Béla

À mes heures perdues, j’aime flâner dans l’Avenue Bartók Béla située dans le XIe district. C’est dans ce quartier que j’ai logé lors de mon premier séjour à Budapest. On y retrouve les essentiels de tout quartier branchouille qui se respecte: bars modernes, galeries d’art contemporain, magasins de mode hype, coffee shop aux arômes envoûtants, sans oublier les restos créatifs et autres bars tapas. À seulement une encablure de Pest l’effervescente, cette avenue où il fait bon vivre possède une aura qui ne manquera pas de subjuguer les visiteurs.

By |2020-06-08T11:13:12+02:00juin 8th, 2020|Favorite Places|0 Comments

THE CITY BLOG: La perle du Danube

Qualifiée non sans raison de «Paris de l’Est», Budapest exhale le charme propre aux capitales chargées d’histoire. À peine y est-on arrivé que l’on est frappé par un curieux mélange d’élégance et de bohème. Budapest, c’est avant tout une schizophrénie maîtrisée, une cuisine fusion entre les faubourgs verdoyants de Buda et les rues bourdonnantes de Pest, lesquels se rejoignent au bord d’un Danube-pas-vraiment-bleu, enjambé par des ponts à la beauté singulière.

Buda se prête particulièrement aux balades historiques, à commencer par le quartier pittoresque du Palais royal. Celui-ci abrite le Bastion des pêcheurs, un belvédère doté de 7 tourelles, ainsi que l’Église Notre-Dame-de-l’Assomption de Budavár (église Matthias pour les intimes), un autre trésor architectural qui se veut une invitation à voyager au cœur de l’âme hongroise.

Après un passage obligé par la Citadelle, une forteresse construite par les Habsbourg après le soulèvement de 1848, le marcheur averti redescend le mont Gellért pour découvrir les thermes du même nom, véritable fleuron de l’Art nouveau hongrois. Il peut alors rejoindre Pest en traversant le superbe pont de la Liberté inauguré en 1896.

À peine débarqué sur la rive gauche, l’atmosphère se fait plus urbaine. Traversée par de grandes avenues «haussmanniennes», Pest séduira aussi bien les amoureux d’architecture que les adeptes du pantalon retroussé sans chaussettes. Au fil des pas, le promeneur pourra notamment découvrir la Grande Synagogue de Budapest, les fameux ruin pubs, l’Avenue Andrássy, la place des Héros et, last but not least, le Parlement qui reste l’édifice emblématique de la capitale.

By |2020-06-08T11:15:06+02:00juin 8th, 2020|The City Blog|0 Comments

THE CITY BLOG: La cité des Zaehringen

Fondée au XIIe siècle, la Vieille-Ville de Fribourg se blottit dans les méandres de la Sarine. Ses nombreuses églises, ses fontaines médiévales, ses maisons aux façades gothiques et ses ponts témoignent d’un riche passé historique et artistique. C’est pendant mes études que j’ai découvert ses petites ruelles et leurs trésors. Depuis le sommet de la cathédrale Saint-Nicolas, le panorama, magnifique, embrasse tous les quartiers de la cité des Zaehringen. Au fur et à mesure que l’on monte dans la ville, l’architecture se révèle plus contemporaine. Pour relier la Basse-Ville au centre-ville actuel, les uns empruntent l’un des nombreux escaliers, tandis que les autres choisissent le funiculaire, au fonctionnement original: son mécanisme à contrepoids est connecté au réseau d’eaux usées de la ville.
À cheval sur la Sarine, Fribourg se situe à la frontière culturelle et linguistique entre la Suisse romande et la Suisse alémanique. Bien que la ville entende renforcer le bilinguisme, au quotidien, on ne passe pas si facilement d’une langue à l’autre, et le français domine nettement dans les rues comme dans les commerces.
On ne s’ennuie pas à Fribourg: plusieurs musées, dont un consacré à Jean Tinguely et à Niki de Saint-Phalle, une salle de spectacle et divers festivals attestent d’une offre culturelle riche et variée. Cité universitaire, ouverte à l’innovation, Fribourg vit au rythme des nombreux étudiants et sa population connaît d’importantes fluctuations au cours de l’année.
S’il est un événement où les rues de «mon» chef-lieu sont envahies, c’est bien celui de la Saint-Nicolas. Le premier samedi de décembre, des cohortes de Fribourgeois d’ici et d’ailleurs déferlent sur la ville, en famille ou entre amis. Ils cherchent à apercevoir le saint patron accompagné de ses Pères Fouettards et de son âne, et tentent de mettre la main sur un des fameux biscômes distribués au passage du cortège. Après le discours de l’évêque de Myre, prononcé depuis le balcon de la cathédrale, les bistrots sont pris d’assaut pour un moment de convivialité autour d’une fondue moitié-moitié.

By |2019-12-05T18:33:43+01:00décembre 5th, 2019|The City Blog|0 Comments

FAVORITE PLACES: Au fil de l’eau

Accompagnez-moi à la découverte de quelques ponts de Fribourg: de nombreux ouvrages enjambent la Sarine, permettant certes de se rendre d’une rive à l’autre, mais aussi de relier les cultures romande et alémanique. En Basse-Ville, près des bains de la Motta, le pont de Saint-Jean nous invite à rejoindre la mythique vallée du Gottéron et son dragon, en passant par le pont du Milieu et le pont de Berne, seul pont couvert en bois de la ville.
À proximité du pont de Zaehringen, la terrasse du Belvédère vaut le détour et offre une perspective magnifique sur la Vieille-Ville. Fermé à la circulation automobile pour désengorger le quartier du Bourg, ce pont à deux étages a été détrôné en 2014 par celui, haubané, de la Poya. Ce dernier est devenu le nouvel emblème de la ville.
Ma préférence va toutefois au viaduc de Grandfey, ouvrage remarquable situé aux portes de Fribourg. Le traverser, en train ou à pied, est un véritable enchantement, tant la nature aux alentours est grandiose. Sa longue galerie piétonne, logée sous la voie ferrée, peut se révéler impressionnante au passage des convois. Depuis le côté nord, pourquoi ne pas poursuivre la promenade jusqu’aux grottes de La Madeleine, un ancien ermitage qui surplombe le lac de Schiffenen? Sur le chemin du retour en direction de la ville, un arrêt dans les magnifiques jardins de l’Auberge aux 4 vents proposera une vue inégalable sur le pont de la Poya et la cathédrale Saint-Nicolas.

By |2019-12-05T18:34:40+01:00décembre 5th, 2019|Favorite Places|0 Comments

URBAN DICTIONARY: Bolze

Longtemps, la Basse-Ville était synonyme de quartier pauvre et ouvrier, et ses habitants, les Bolzes, étaient pointés du doigt par les résidents, plus fortunés, du haut de la ville. Forts de leur culture bolze et de leur langage propre, mêlant allègrement le français et l’allemand, les habitants originaires de la «Basse» sont fiers de leur identité. Chaque année, ils organisent le célèbre carnaval des Bolzes, dont la mise à mort du bonhomme hiver, le Rababou, constitue le point culminant.

By |2019-12-05T18:30:42+01:00décembre 5th, 2019|Urban Dictionary|0 Comments

URBAN DICTIONARY: guanxi

Voilà un terme chinois synonyme de cauchemar pour les traducteurs. Et pour cause: il est intraduisible. Des livres entiers se sont essayés à le définir, à grand renfort de périphrases, donc autant dire qu’ici nous ne pourrons que délimiter modestement les contours d’un mot qui englobe mille et une notions – et au moins autant de subtilités.
Valeur basée sur les principes du confucianisme, aussi fondamentale en Chine que la confiance et la loyauté, le guanxi est l’art du relationnel, dont la finalité implicitement admise de tous est un intérêt mutuel, qu’il soit personnel ou professionnel. Une sorte de «réseautage à la chinoise» qui repose sur l’échange de bons procédés dans les affaires et sur le maintien de l’équilibre des flux dans les interactions sociales. Par extrapolation, le guanxi pourra désigner le réseau ainsi constitué. Inscrite sur le long terme, cette approche codifiée et quasi ritualisée des relations entre personnes consiste à rendre service selon un principe de réciprocité: celui qui m’aide aujourd’hui pourra compter sur mon aide demain, et inversement. Un must dans une société où «savoir y faire» peut mener à de plus grandes réussites que le savoir-faire à proprement parler.

– Bénédicte, traductrice française

By |2019-10-01T16:39:50+02:00octobre 1st, 2019|Urban Dictionary|0 Comments

FAVOURITE PLACES: Hongkong, autrement

Pour les avoir explorés maintes et maintes fois, les sites touristiques du top 10 ne décevront aucun visiteur – la statue du Grand Bouddha, le Peak et son incontournable funiculaire, le légendaire Star Ferry, la promenade de Tsim Sha Tsui, l’hippodrome d’Happy Valley, le parc de loisirs d’Ocean Park, les îles de Lamma et de Cheung Chau ainsi que le village de pêcheurs de Tai O pour ne citer qu’eux.
Mais si l’on souhaite découvrir la métropole sous un autre angle, rien de tel que de prendre un peu de hauteur pour partir à l’assaut des rooftops, ces terrasses de bar situées sur les toits des gratte-ciel, qui offrent un panorama d’exception. Situé à 480 m de hauteur, le bar Ozone du Ritz-Carlton est sûrement le plus impressionnant de tous. Plus stylé que convivial, il invite à siroter un cocktail la tête dans les nuages (même s’il sera judicieux de choisir un jour où le ciel est dégagé!). Moins hautes mais tout aussi époustouflantes, surtout la nuit tombée, les adresses les plus courues de la ville se nomment Sevva, Wooloomooloo, Sugar et Skye avec, en ce qui me concerne, un petit faible pour le Cé La Vi, l’Alto et le Pavilion. Ces endroits ont l’avantage d’être animés sans être trop bondés, les autochtones, friands d’air conditionné, leur préférant la fraîcheur des bars à bière ou à fléchettes et autres salles privatisées de karaoké. Et pour apprécier la beauté insolente – et étincelante – de la skyline, cheveux au vent et verre de vin à la main, on embarquera à bord de la magnifique jonque Aqua Luna, pour un tour de 45 minutes dans le port Victoria qui en mettra plein la vue.

– Bénédicte, traductrice française

By |2019-10-01T16:38:06+02:00octobre 1st, 2019|Favorite Places|0 Comments

THE CITY BLOG: jetons l’ancre à Hong Kong

Hong Kong – ou «port parfumé» en cantonais –, et port d’attache de ma vie d’expatriée depuis une dizaine d’années. Jamais ville n’a aussi bien porté son nom tant son port et ses parfums en ont façonné l’identité et le caractère. De petit port de pêche chinois cédé aux Britanniques jusqu’en 1997, suite à la guerre de l’Opium, au XIXesiècle, Hong Kong est devenue l’un des plus grands ports de commerce de la planète, et le centre financier qu’on ne présente plus. Son emplacement hautement stratégique en a rapidement fait une interface privilégiée entre une Chine en plein essor et le reste du monde. Si quelques jonques et sampans ont vaillamment résisté au temps dans les petits ports de pêche, comme dans celui d’Aberdeen qui abritait jadis de véritables villages flottants, ces bateaux traditionnels y ont largement fait place à d’immenses chalutiers et aux yachts de luxe.

Et si Hong Kong est décrite comme une terre de tous les contrastes, cela se vérifie notamment à son parfum – ou plutôt à ses parfums –, qu’elle exhale dès la descente de l’avion, sur fond d’effluves marins et dans une chaleur souvent humide. Que ce soit dans le dédale de ses gratte-ciel ou au gré des ruelles animées de Kowloon, constellées d’échoppes en tout genre, d’éclairages néon, de marchés bruyants et de dai pai dong(stands de cuisine de rue), le sens olfactif est à l’image de la ville – en perpétuelle ébullition – et enivré par des odeurs tour à tour envoûtantes (celles des dim sums dans leurs paniers vapeur, du thé au jasmin servi dans le légendaire hôtel The Peninsula, de l’encens émanant des temples à ciel ouvert) ou plus atypiques pour l’odorat occidental, comme cette odeur de chair fraîche venue des étals de boucherie en plein air, celles du durian ou du poisson séché exposé sur les trottoirs de Sheung Wan, voire carrément nauséabondes comme celles du tofu fermenté vendu dans les rues de Mong Kok, celles des relents de diesel de l’emblématique Star Ferry ou celles des pics de pollution qui, certains jours, feraient passer Paris pour une oasis d’air pur. Mais, aussi inhabituelles soient-elles, à Hong Kong, toutes les senteurs fleurent bon le dépaysement et le bout du monde. Bref. Vous l’aurez compris, en venant à Hong Kong, je suis arrivée à bon port, puisque la vie y a toujours un parfum de découverte et d’aventure.

– Bénédicte, traductrice française

By |2019-10-01T16:34:45+02:00octobre 1st, 2019|The City Blog|0 Comments

THE CITY BLOG: un citadin bernois à Paris

Comme mon nom ne l’indique pas nécessairement, je suis en fait un Bernois pure souche, de la capitale helvétique. Mais le hasard veut que je sois venu au monde à Paris. Un Parisien pure souche se distingue par le fait qu’il ne porte pas sa ville dans son cœur et ne cesse de la dénigrer, bien qu’il soit parfaitement incapable de vivre ailleurs. Comme j’ai été déraciné dès ma plus tendre enfance, je ne peux pas corroborer le premier point. Le deuxième, en revanche, a toute sa pertinence à mes yeux, puisqu’il me peine d’abandonner trop longtemps les berges de la Seine: un cas typique de géogénétique. Une fois rempoté, je me lance dans l’aventure avec fougue, les yeux toujours grands ouverts et l’esprit en mode «kif». Selon TripAdvisor, Paris est la ville la plus visitée du monde depuis des années. Chacun en connaît les clichés par cœur. Laissons-les aux instagrammeurs et influenceurs PFW qui font désormais partie du paysage citadin 2.0. Je me laisse porter, je nage avec et contre le courant, et plonge dans ce micro-macrocosme kaléidoscopique: urbain, villageois, gigantesque, génial, euphorique, déprimé, européen, oriental, africain, vieux, neuf, rénové, esthétique, laid, drôle, époustouflant, pathétique, scintillant, sale, odorant, puant, spirituel, stupide, arrogant, riche, pauvre, authentique, normal, solidaire, noir, blanc, jaune, rouge et vert. Après ces montagnes russes de sensations, je m’accorde d’ordinaire un petit verre de blanc pour passer en revue le vécu de la journée. Et je me dis qu’exister, c’est bien, mais que vivre, c’est mieux. Merci Paris!

– Jordan Samonikov, traducteur français

By |2019-08-12T13:35:07+02:00août 8th, 2019|The City Blog|0 Comments