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About Kaltrina

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URBAN DICTIONARY: Valence

Langues parlées sur place: le valenciano (langue régionale) et le castillan (espagnol, langue officielle de l’Espagne)

En Espagne, les langues officielles régionales ont été acceptées de tout temps, même si Franco a essayé de les subjuguer lors de son régime dictatorial. Le valenciano (valencien) de la province autonome de Valence en fait partie. Il est plus répandu dans les régions rurales et un peu moins dans les centres urbains, à l’image de Valence, par exemple. Cette langue est en fait apparentée au catalan, dont la phonétique est fort similaire. Voici quelques exemples de valencien, en castillan (espagnol) et dans leur traduction française:

¡E! = ¡Hola! = bonjour
iAu! = iAdiós! = au revoir
Platja = Playa = plage
Mone = Vámonos = mettons-nous en route
Ves a fer la mà = Vete a tomar por saco = va te faire voir
Hace día de Falles = Hace buen tiempo = il fait beau
Falle = Antorcha = torche/flambeau
Olivas = Aceitunas = olives

By |2021-05-17T11:07:32+02:00mai 17th, 2021|Urban Dictionary|

FAVORITE PLACES: Plaza del Ayuntamiento

Rien de tel que de déguster un café sur la Plaza del Ayuntamiento. Mais mieux vaut le faire tôt le matin. Le soleil n’est pas encore trop ardent, le serveur est aimable et, au sein d’une architecture admirable, on peut se laisser baigner par l’histoire. Plusieurs bons restaurants sont à deux pas et la place constitue un point de départ rêvé pour une virée shopping dans la vieille ville.

Las Fallas est une fête printanière traditionnelle propre à Valence et à sa province. Cette manifestation permet de découvrir des sculptures en papier mâché époustouflantes (voir photos), qui seront brûlées en clôture des réjouissances.

By |2021-05-17T11:15:56+02:00mai 17th, 2021|Favorite Places|

THE CITY BLOG: Fiesta, dulce fiesta

Gandia: cette ville de la province de Valence, au sud-est de l’Espagne, borde la Costa del Azahar (côte de la fleur d’oranger) et recense 77 000 habitants. Elle compte onze arrondissements, dont un dénommé «Playa». Baignés par ses effluves estivaux, tous mes souvenirs et toutes mes aventures d’enfance s’y trouvent consignés. Le fait que cette ville méditerranéenne est notre patrie depuis trois générations ne prête pas à discussion, même si nos racines familiales se trouvent en Galice. Son microclimat, agréablement chaud toute l’année durant, nous a attirés comme par magie.

Le titre de ce billet de blog ne laisse aucun doute: en été, la fête règne en maître à Gandia. Les Espagnols sont férus de divertissement. Il n’est donc pas étonnant que 75% des touristes en visite à Gandia proviennent de l’Espagne et de sa capitale. Pas un soir d’été ne s’écoule sans que l’on se retrouve attablé à un bar en compagnie d’amis pour y déguster des cervezas y tapas bien frais. Dans le respect d’une philosophie bien espagnole. Et ce que l’on a commencé à Madrid va se poursuivre, séance tenante, à Gandia pendant ses vacances estivales: faire la fête jusqu’aux premières lueurs du jour.

Les autochtones ne goûtent guère à cette bombance et ne se privent pas de le faire savoir aux «touristes». Enfant, cette attitude n’a cessé de m’interpeller… Aujourd’hui, je la comprends. En été, c’est tout simplement insupportable. La magnifique plage de sable y est jonchée de sonos et de célibataires en état d’ébriété. Tout le monde ignore alors les vraies beautés de cette ville: ses ruelles historiques dans la vieille ville, son palais ducal des Borgia – grande fierté de la population indigène –, ses longues plages de sable fabuleuses, son port et ses docks, ses plus hauts palmiers d’Espagne, son océan aux mille reflets bigarrés, sa vue imprenable sur les montagnes et ses plantations d’orangers, grâce auxquelles (et au tourisme) la ville a pu retrouver son aplomb, quelques années après la guerre civile.

On peut aimer cette ville ou la haïr. Pour moi, Gandia restera à jamais une affaire de cœur. Une visite s’impose, mais il vaut mieux éviter les mois d’été!

By |2021-05-17T11:16:58+02:00mai 17th, 2021|The City Blog|

FAVORITE PLACES: Revoir Francfort

À l’hôtel pour quelques jours, je ne résiste pas au plaisir de quitter ma chambre à l’aube, sur la pointe des baskets, pour humer l’air de la ville en courant. À l’heure où le monde de la nuit croise les premiers attachés-cases affluant vers la city, Francfort ne cache rien de ses charmes ni de ses plaies.

Direction les rives du Main, en passant par le Ring, enceinte de verdure autour de la vieille ville dont la partie ouest se donne des airs de Central Park. Passé la place de l’Opéra, où les balayeurs effacent les débris festifs de la veille, je croise la Neue Mainzer Strasse bordée de gratte-ciels en enfilade. À l’angle de la Große Gallusstrasse, je lève la tête pour apprécier une vue saisissante, unique sur le continent. Mainhattan vous salue bien. Sur les quais, larges et avenants, la ville se fait bourgeoise et alanguie. Rive gauche, une quinzaine de villas patriciennes veillent au patrimoine culturel en autant de musées. Je poursuis à petite foulée sur la rive droite, jusqu’à la Banque Centrale Européenne, forteresse de verre et de béton, haut-lieu des pouvoirs et de protestations en tout genre. Longtemps, j’ai ignoré qu’à 100 m de là, sous la ligne de chemin de fer, se cachait une halle de sinistre mémoire, devenue un mémorial de la déportation… Puis retour vers le cœur historique de la ville où, en septembre 2018, après dixans de travaux, s’est achevé un projet architectural sans pareil en Europe: la renaissance du centre médiéval et la reconstruction à l’identique, ou presque, de 35 maisons telles qu’elles étaient avant la guerre. De quoi rallumer la querelle entre Anciens et Modernes. Célébration perverse d’un passé englouti sous les bombes pour les uns, chance inégalée de retrouver une identité perdue dans l’anonymat des quartiers d’affaires pour les autres… entre une «nouvelle vieille ville» aux airs de Disneyland et une skyline qui ne cesse de s’étoffer (une dizaine de gratte-ciels en construction actuellement), Francfort se réinvente et se cherche. Peut-être se trouvera-t-elle dans le complexe de quatre tours Four Frankfurt qui promet pour 2024 de mixer bureaux, logements et vie sociale.

Pour le savoir, c’est sûr, je reviendrai courir à Francfort.

By |2021-02-26T10:24:12+01:00février 26th, 2021|Favorite Places|

URBAN DICTIONARY: Slang de Francfort

Mini-glossaire des mots à connaître pour s’y retrouver dans les restaurants typiques de Francfort.

Ebbelwoi
L’appellation locale pour désigner le cidre, Apfelwein. Ou encore Äppelwei.

Bembel
La cruche en grès gris et bleu dans laquelle les serveurs apportent le cidre. À plusieurs, on commande un Dreier Bembel, un Sechser Bembel, voire un Zehner Bembel pour une contenance de trois, six ou dix verres.

Petzen
Partout ailleurs, petzen signifie rapporter, moucharder, cafarder. En Hesse, c’est tout simplement «boire». Lass uns ‘nen Schoppen zusammen petzen! (Allez, buvons un verre de cidre ensemble!) Un Schoppen? Un verre de cidre, bien entendu!

Geripptes
Le nom du verre à cidre (0,25 ou 0,5 l), recouvert d’un motif caractéristique à losanges. Désigne également une tour de la ville, dont la façade en verre est ornée du même motif.

Musik
Aucune allusion au vieil opéra de la ville, à la scène jazz locale ou aux places fortes de la musique actuelle que sont le Batschkapp ou le Zoom. Dans les tavernes de Francfort, la Musik évoque une marinade d’oignons qui accompagne un fromage local. Pour un résultat souvent jugé… intriguant par les novices: le Handkäse mit Musik (fromage fait main à la sauce Musik).

By |2021-02-26T10:24:38+01:00février 26th, 2021|Urban Dictionary|

THE CITY BLOG: 5 lieux à Francfort-sur-le-Main

Partant du principe que le plaisir des yeux ne vaut rien sans le contentement d’un estomac rassasié, voici cinq lieux «à voir et à manger», parfaits pour prendre le pouls de la ville lors d’un premier séjour.

1. Brunch en terrasse – Oosten (Mayfarthstraße 4)
Quelle meilleure façon de commencer un week-end ensoleillé que de s’installer à la terrasse de l’Oosten, au bord du Main? On voit passer les avirons, les joggeurs, les planchistes qui gagnent le skate park, juste à côté. Ici, le temps semble suspendu, même à l’ombre de la Banque centrale européenne, avec la skyline en toile de fond.

2. Café sur les toits face à la skyline (Zeil 116)
En attendant que le Skybar de la One Tower ouvre ses portes au public à 185 m d’altitude, on viendra plus modestement s’attabler à la terrasse de la Galeria Kaufhof pour prendre de la hauteur. Ici, ce qui est dans l’assiette compte moins que la vue spectaculaire sur le mur de gratte-ciels qui se dresse face à nous.

3a. Saucisse/Grüne Soße à la charcuterie Dey dans la nouvelle vieille-ville (Markt 15)
Sur la place où de nombreux touristes se photographient devant le buste d’un poète local qu’ils prennent pour Karl Marx, le bâtiment rouge sang de la charcuterie Dey ne passe pas inaperçu. Il y a bien longtemps, jusqu’à 200 bouchers-charcutiers travaillaient dans le quartier et le sang coulait à flots en direction du Main.À déguster sur le pouce: la saucisse de Francfort maison, plusieurs fois primée, et la Grüne Soße, la sauce froide aux sept herbes. C’est LA spécialité de Francfort, servie avec des pommes de terre à la poêle ou de simples œufs durs.

3b. Vous souhaitez vous asseoir et prendre un peu plus de temps pour la pause de midi? Optez pour le restaurant Badias, dans le musée de la Schirn, à deux pas de là. Cuisine de saison entre Maroc et Israël, à déguster sous un plafond qui culmine à 15 m de hauteur.

4. Café/emplettes à la Kleinmarkthalle (Hasengasse 5-7)
Rendez-vous cosmopolite des fines bouches, le marché couvert de la Kleinmarkthalle est une merveilleuse occasion d’élargir son horizon gastronomique. Déambulez entre les étals et faites voyager vos papilles.

5. Cidre et spécialités locales chez Solzer (Berger Straße 260)
Pour finir la journée, petite escapade dans le quartier de Bornheim, à quatre stations de métro du centre-ville. Véritable village dans la ville, Bornheim compte quelques-uns de ces restaurants typiques de Francfort, les Apfelweinwirtschaften (bistrots à cidre), où l’on savoure des plats rustiques dans une ambiance chaleureuse, assis à de longues tables communes.

Et puis impossible de repartir de Francfort sans avoir goûté la boisson locale: le cidre ou vin de pomme, plus aigre que le cidre français, servi au verre ou en cruches de grès.

By |2021-02-26T10:25:01+01:00février 26th, 2021|The City Blog|

THE CITY BLOG: Fuir de Zurich, tout en restant à Zurich

Mes sentiments pour Zurich sont partagés. Un rapport amour-haine, si on veut. Car cette ville a beau me plaire, elle me pousse à la fuite. Je pourrais me rendre à Paris et m’imprégner de tous ses clichés, ou partir pour l’Italie en vue d’y déguster des pasta alle vongole dans un resto avec vue sur la mer, ou émigrer en Grèce pour y vivre sur une île en lieu et place d’une métropole bancaire. Mais c’est là que les beaux côtés de Zurich, sa diversité et ses nombreuses opportunités d’échapper au train-train quotidien se rappellent à mon bon souvenir. C’est pourquoi je m’enfuis régulièrement de Zurich à destination de… Zurich. En prenant, le plus souvent, la direction du troisième ou du quatrième arrondissement. Là où se trouvent mes restaurants et bars préférés. Et je m’en donne à cœur joie: pasta della nonna faites maison, saganaki grec aux crevettes et cafés français à discrétion! En été, je me rends volontiers dans le deuxième arrondissement pour y longer la Seestrasse. Les attraits y sont nombreux. Selon l’envie, j’opte pour une promenade, un tour en bateau sur le lac de Zurich ou un délicieux souper au Portofino, ou à L’O. On ne présente plus l’artère commerciale de la Bahnhofstrasse. Elle est malheureusement trop chère et trop banale à mon goût. Je préfère de loin arpenter le Niederdorf (zone piétonne en vieille ville) et y dénicher de petites boutiques. Après le shopping, il est conseillé de prendre place sur une terrasse au bord de la Limmat, de commander un café et de contempler la vue.

By |2020-09-08T12:17:30+02:00septembre 8th, 2020|The City Blog|

URBAN DICTIONARY

En tant que représentante de la génération Z (ou presque), j’éprouve quelque difficulté à trouver un terme véhiculant un jeu de mots ou un sens caché. Est-ce que je devrais porter mon choix sur un «mot jeune»? Ou plutôt un mot porteur d’histoire? Comme je me pique d’authenticité, je choisis un mot branché, bien sûr. Ou mieux encore? Je vais «fix» (tout à fait) rédiger le reste du texte comme je m’exprime par oral. C’est vraiment «fresh» (chouette) de pouvoir, pour une fois, écrire ce que l’on veut sans trop réfléchir. Et à quel point est-ce «weird» (bizarre) d’utiliser des expressions suisses en langue écrite? «Läuft bei mir!» (Ça marche pour moi!) D’accord, je n’utiliserais jamais cette expression, car «Läuft bei mir!» (Ça marche pour moi!), je ne la «fühli nöd» (sens pas). Mais «ich chills jetzt» (je vais arrêter), au risque de vous agacer.

Et maintenant, passons aux définitions.

Fix: «fix» peut être utilisé pour exprimer son accord. «On se retrouve demain?» La réponse à cette question est «fix» (tout à fait).

Fresh: «fresh» est un autre mot pour chouette, relax!

Weird: il a la même signification qu’en anglais, même si son usage est plus fréquent. Il est d’ailleurs très courant de parsemer ses réflexions de termes anglais.

«Läuft bei mir/dir/ihr/ihr» (Ça marche pour moi/toi/lui/elle): utilisé pour exprimer que tout va bien, tout simplement. Mais, comme je l’ai déjà mentionné, je n’aime guère cette expression :).

Fühli: il est évident que nous avons un penchant pour la simplicité. Lorsque quelque chose nous plaît, nous «fühlen» (sentons) la chose.

Chills: descendre de ses grands chevaux, se calmer, s’arrêter. «Chill mal! (Reste calme!), en quelque sorte…

By |2020-09-08T12:14:34+02:00juin 8th, 2020|Urban Dictionary|

FAVORITE PLACES: à Zurich

Le troisième arrondissement compte parmi mes endroits préférés de Zurich. Les envolées culinaires y sont à mon goût, mais également la vie nocturne.

Même si je ne suis pas une noctambule à proprement parler, j’apprécie les rues animées. La plupart du temps, je suis attablée à un restaurant en compagnie d’amis, et je m’y adonne aux joies de l’observation des passants :).

En été, je me laisse volontiers emporter par le courant de la Limmat, confortablement installée dans un canot pneumatique. À celles et ceux qui ne connaîtraient pas Zurich, je conseillerais de louer un vélo et de découvrir la ville en pédalant. Sans oublier le Niederdorf, qui se prête à merveille à une promenade, quelle que soit la saison. Il est d’ailleurs fortement conseillé de prendre son temps pour y flâner, en vue d’admirer la beauté des bâtiments historiques.

By |2020-09-08T12:16:14+02:00juin 8th, 2020|Favorite Places|

THE CITY BLOG: La perle du Danube

Qualifiée non sans raison de «Paris de l’Est», Budapest exhale le charme propre aux capitales chargées d’histoire. À peine y est-on arrivé que l’on est frappé par un curieux mélange d’élégance et de bohème. Budapest, c’est avant tout une schizophrénie maîtrisée, une cuisine fusion entre les faubourgs verdoyants de Buda et les rues bourdonnantes de Pest, lesquels se rejoignent au bord d’un Danube-pas-vraiment-bleu, enjambé par des ponts à la beauté singulière.

Buda se prête particulièrement aux balades historiques, à commencer par le quartier pittoresque du Palais royal. Celui-ci abrite le Bastion des pêcheurs, un belvédère doté de 7 tourelles, ainsi que l’Église Notre-Dame-de-l’Assomption de Budavár (église Matthias pour les intimes), un autre trésor architectural qui se veut une invitation à voyager au cœur de l’âme hongroise.

Après un passage obligé par la Citadelle, une forteresse construite par les Habsbourg après le soulèvement de 1848, le marcheur averti redescend le mont Gellért pour découvrir les thermes du même nom, véritable fleuron de l’Art nouveau hongrois. Il peut alors rejoindre Pest en traversant le superbe pont de la Liberté inauguré en 1896.

À peine débarqué sur la rive gauche, l’atmosphère se fait plus urbaine. Traversée par de grandes avenues «haussmanniennes», Pest séduira aussi bien les amoureux d’architecture que les adeptes du pantalon retroussé sans chaussettes. Au fil des pas, le promeneur pourra notamment découvrir la Grande Synagogue de Budapest, les fameux ruin pubs, l’Avenue Andrássy, la place des Héros et, last but not least, le Parlement qui reste l’édifice emblématique de la capitale.

By |2020-06-08T11:15:06+02:00juin 8th, 2020|The City Blog|
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