THE CITY BLOG: La perle du Danube

Qualifiée non sans raison de «Paris de l’Est», Budapest exhale le charme propre aux capitales chargées d’histoire. À peine y est-on arrivé que l’on est frappé par un curieux mélange d’élégance et de bohème. Budapest, c’est avant tout une schizophrénie maîtrisée, une cuisine fusion entre les faubourgs verdoyants de Buda et les rues bourdonnantes de Pest, lesquels se rejoignent au bord d’un Danube-pas-vraiment-bleu, enjambé par des ponts à la beauté singulière.

Buda se prête particulièrement aux balades historiques, à commencer par le quartier pittoresque du Palais royal. Celui-ci abrite le Bastion des pêcheurs, un belvédère doté de 7 tourelles, ainsi que l’Église Notre-Dame-de-l’Assomption de Budavár (église Matthias pour les intimes), un autre trésor architectural qui se veut une invitation à voyager au cœur de l’âme hongroise.

Après un passage obligé par la Citadelle, une forteresse construite par les Habsbourg après le soulèvement de 1848, le marcheur averti redescend le mont Gellért pour découvrir les thermes du même nom, véritable fleuron de l’Art nouveau hongrois. Il peut alors rejoindre Pest en traversant le superbe pont de la Liberté inauguré en 1896.

À peine débarqué sur la rive gauche, l’atmosphère se fait plus urbaine. Traversée par de grandes avenues «haussmanniennes», Pest séduira aussi bien les amoureux d’architecture que les adeptes du pantalon retroussé sans chaussettes. Au fil des pas, le promeneur pourra notamment découvrir la Grande Synagogue de Budapest, les fameux ruin pubs, l’Avenue Andrássy, la place des Héros et, last but not least, le Parlement qui reste l’édifice emblématique de la capitale.

By |2020-06-08T11:15:06+02:00juin 8th, 2020|The City Blog|0 Comments

THE CITY BLOG: La cité des Zaehringen

Fondée au XIIe siècle, la Vieille-Ville de Fribourg se blottit dans les méandres de la Sarine. Ses nombreuses églises, ses fontaines médiévales, ses maisons aux façades gothiques et ses ponts témoignent d’un riche passé historique et artistique. C’est pendant mes études que j’ai découvert ses petites ruelles et leurs trésors. Depuis le sommet de la cathédrale Saint-Nicolas, le panorama, magnifique, embrasse tous les quartiers de la cité des Zaehringen. Au fur et à mesure que l’on monte dans la ville, l’architecture se révèle plus contemporaine. Pour relier la Basse-Ville au centre-ville actuel, les uns empruntent l’un des nombreux escaliers, tandis que les autres choisissent le funiculaire, au fonctionnement original: son mécanisme à contrepoids est connecté au réseau d’eaux usées de la ville.
À cheval sur la Sarine, Fribourg se situe à la frontière culturelle et linguistique entre la Suisse romande et la Suisse alémanique. Bien que la ville entende renforcer le bilinguisme, au quotidien, on ne passe pas si facilement d’une langue à l’autre, et le français domine nettement dans les rues comme dans les commerces.
On ne s’ennuie pas à Fribourg: plusieurs musées, dont un consacré à Jean Tinguely et à Niki de Saint-Phalle, une salle de spectacle et divers festivals attestent d’une offre culturelle riche et variée. Cité universitaire, ouverte à l’innovation, Fribourg vit au rythme des nombreux étudiants et sa population connaît d’importantes fluctuations au cours de l’année.
S’il est un événement où les rues de «mon» chef-lieu sont envahies, c’est bien celui de la Saint-Nicolas. Le premier samedi de décembre, des cohortes de Fribourgeois d’ici et d’ailleurs déferlent sur la ville, en famille ou entre amis. Ils cherchent à apercevoir le saint patron accompagné de ses Pères Fouettards et de son âne, et tentent de mettre la main sur un des fameux biscômes distribués au passage du cortège. Après le discours de l’évêque de Myre, prononcé depuis le balcon de la cathédrale, les bistrots sont pris d’assaut pour un moment de convivialité autour d’une fondue moitié-moitié.

By |2019-12-05T18:33:43+01:00décembre 5th, 2019|The City Blog|0 Comments