URBAN DICTIONARY: Banyatak

Nous connaissons tous le fameux cabas à roulettes: objet de dédain pour les uns, accessoire ultra pratique pour les autres. Majoritairement utilisé par les personnes âgées qui font leurs commissions, il a aussi récemment gagné la faveur des bobos éco-responsables.

Les Hongrois ont baptisé ce genre de cabas «Banyatank», littéralement «char de sorcière». Ils y voient un véhicule militaire piloté par des grands-mères insoumises, véritable engin de guerre dont la fonction semble être de bloquer le passage entre les étals du marché, voire de télescoper votre cheville. 😉

Mais ce n’est pas tout! Le vénérable caddie de mamie est aussi appelé «Deszantszatyor». La première partie du mot (deszant) vient du français «descente» et fait référence à une incursion de troupes en territoire ennemi. La deuxième partie (szatyor) désigne un sac très léger, généralement en plastique. Cette expression met ainsi l’accent sur le côté rentre-dedans de celles et ceux qui, en mission vitale au supermarché, n’hésitent certainement pas à vous rouler sur le petit orteil. Gare donc aux impudents qui oseraient se dresser sur la route de leur char(iot)!

By |2020-06-08T11:11:13+02:00juin 8th, 2020|Urban Dictionary|0 Comments

URBAN DICTIONARY: Bolze

Longtemps, la Basse-Ville était synonyme de quartier pauvre et ouvrier, et ses habitants, les Bolzes, étaient pointés du doigt par les résidents, plus fortunés, du haut de la ville. Forts de leur culture bolze et de leur langage propre, mêlant allègrement le français et l’allemand, les habitants originaires de la «Basse» sont fiers de leur identité. Chaque année, ils organisent le célèbre carnaval des Bolzes, dont la mise à mort du bonhomme hiver, le Rababou, constitue le point culminant.

By |2019-12-05T18:30:42+01:00décembre 5th, 2019|Urban Dictionary|0 Comments

URBAN DICTIONARY: guanxi

Voilà un terme chinois synonyme de cauchemar pour les traducteurs. Et pour cause: il est intraduisible. Des livres entiers se sont essayés à le définir, à grand renfort de périphrases, donc autant dire qu’ici nous ne pourrons que délimiter modestement les contours d’un mot qui englobe mille et une notions – et au moins autant de subtilités.
Valeur basée sur les principes du confucianisme, aussi fondamentale en Chine que la confiance et la loyauté, le guanxi est l’art du relationnel, dont la finalité implicitement admise de tous est un intérêt mutuel, qu’il soit personnel ou professionnel. Une sorte de «réseautage à la chinoise» qui repose sur l’échange de bons procédés dans les affaires et sur le maintien de l’équilibre des flux dans les interactions sociales. Par extrapolation, le guanxi pourra désigner le réseau ainsi constitué. Inscrite sur le long terme, cette approche codifiée et quasi ritualisée des relations entre personnes consiste à rendre service selon un principe de réciprocité: celui qui m’aide aujourd’hui pourra compter sur mon aide demain, et inversement. Un must dans une société où «savoir y faire» peut mener à de plus grandes réussites que le savoir-faire à proprement parler.

– Bénédicte, traductrice française

By |2019-10-01T16:39:50+02:00octobre 1st, 2019|Urban Dictionary|0 Comments